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PRÉVENTION NUMÉRO DEUX : ENFANTS ET DYSLEXIE

PRÉVENTION NUMÉRO DEUX : ENFANTS ET DYSLEXIE

Dyslexie, qui suis je ? 
L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), me définit comme un trouble spécifique de la lecture, de l’acquisition de l’orthographe caractérisé par de grandes difficultés dans l’apprentissage et dans l’automatisation des mécanismes nécessaires à la maîtrise de l’écrit. Je touche entre 8 à 10% des enfants et touche 3 fois plus les garçons que les filles. Quand je trouble la lecture, on parle de dyslexie et quand je trouble l’orthographe, on m’appelle dysorthographie.
Comment je me manifeste ? 
Les problèmes les plus fréquents que je cause sont sur le plan du décodage (décodage : l’enfant lira « p », puis il lira « a » pour lire « pa »). Je provoque des confusions :
  • des confusions auditives ou phonétiques :
– m et n,
– u, p, b, d, q
– g, s et ch,
– f et v,
– a et an,
– a et o,
– u et ou,
– on et o,
– un et u,
– in et i);
Les consonnes constrictives (s, ch, j, z, f, v) sont remplacées par les consonnes occlusives (t, k, p, d,g). Les consonnes sonores (b, d, g, v, j, s) sont remplacées par les consonnes sourdes (p, t, k, f, ch, s). Ces confusions ne sont pas systématisées et selon les moments, l’enfant peut lire correctement ou substituer une lettre à une autre lettre.
  • des inversions de lettres, inversion de syllabe, de certains mots (or/ro, cri/cir, on/no, bras/bar);
  • des omissions (bar/ba, arbre/arbe);
  • des adjonctions (paquet/parquet, odeur/ordeur, poltron/polteron”, escapade/cascapade”);
  • des substitutions (chauffeur/faucheur);
  • de la contamination (dorure/rorure, palier/papier);
  • une lecture du texte lente, hésitante, saccadée, avec un débit syllabique;
  • une difficulté à saisir le découpage des mots en syllabes, une ignorance de la ponctuation.
Sur le plan de la compréhension, l’enfant ne saisira qu’un sens partiel, ou pas de sens du tout, de ce qu’il a déchiffré; le message du texte lui échappe totalement ou partiellement.
Généralement, il n’aime pas lire et a des difficultés dans les autres matières qui font appel à la lecture ou à l’écrit comme par exemple en mathématiques lors de la lecture d’énoncés ou de problèmes dont il ne comprendra pas le sens tout en ayant parfaitement acquis la notion demandée. L’enfant aura alors tendance à développer un dégoût pour l’écrit (écrire « juste » est tellement compliqué), certains même écrivent mal afin de dissimuler leurs fautes d’orthographe (on leur reproche tellement !), et un désintérêt petit à petit pour toutes les matières où il faudra lire. L’enfant fatigue, le travail se fait lentement, il n’arrive pas à transcrire sa pensée.  L’enfant est alors en souffrance et il est nécessaire d’alléger celle-ci (outils et adaptations indispensables).
En découle généralement une dysorthographie (trouble de l’orthographe) que l’on repère par : – des fautes d’orthographe et des difficultés à l’écrit semblable à celles de la lecture ; – d’autres anomalies particulières à la mise en écrit (encodage); – des erreurs de copie (des mots); – des économies de syllabes (semblable/semble); – des découpages arbitraires (l’ égume, il sé lance); – des omissions (bébé/bb, liberté/librt); – des mots soudés (l’image, limage, son nid/soni/ les épis, lézépi); – des fautes de conjugaison, de grammaire, d’analyse; – une lenteur d’exécution, des hésitations et une pauvreté des productions.
Comment je me traite ?
Il n’existe aucun traitement passible de m’effacer définitivement. Il est néanmoins possible de soulager les symptômes et de permettre aux dyslexiques de mieux vivre avec leur trouble, et ce, grâce à une rééducation orthophonique. Selon la gravité et la nature du problème, l’orthophoniste peut proposer diverses séances :
  • Des séances de phonologie, axé sur le travail phonétique sont proposées en cas de dyslexie dysphonétique. Elles tournent autour d’exercices de décodage de lettres et de son, de conscience phonologique et de mémoire verbale à court terme.
  • Des séances axées sur l’amélioration de l’attention, aussi bien visuelle que verbale, sont indiquées en cas de dyslexie dyséidétique (lexicale). Ces séances comprennent généralement des exercices sur les phonèmes et sur l’assimilation de mots irréguliers.
  • Des séances centrées sur la motricité, comprenant des exercices d’orientation, mais également d’acquisition de l’automatisme des mouvements de l’écriture sont prescrites en cas de dyslexie motrice. Elles peuvent également intégrer des exercices de calligraphie.
  • Des séances d’écriture et d’orthographe visant à apprendre au patient à associer des formes à des mots et à mieux visualiser sont préconisées à ceux qui souffrent de dyslexie visuo-attentionnelle. À ces exercices peuvent également s’ajouter des apprentissages de graphèmes.

 

Source : DYSMOI , DYSPOSITIF, OMS

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